SOUNDBLOG

gaité lyrique

jul 31, 2003.

The final event of this year's 95 day international headphone festival Placard was a 72 hours non-stop double-room event in La Gaité Lyrique, a former theatre building (dating back to the late 17fifties) that in the mid-19eighties became an indoor amusement park, but closed down soon after opening. The place was empty and abandoned for close to fifteen years. The building is destined to eventually house the to-be Parisian centre for digital arts, but pending another major architectorial transformation, it meanwhile is used for 'digital' festivities. At least a small part of it is, as all the old amusement park attractions actually are still there, though mostly in very bad shape. It feels pretty eerie to walk around there (we had a tour on sunday, July 27th).

[plus tard] ... insérez citations du tour ...
→→ {added May 1st, 2018} - partial transcription of dictaphone recording made during the tour -

"... ça s'appelle Planète Magique ... Planète Magique ... Allez juste sous le porche là, parce-que il y une petite avancée juste devant vous et vous pouvez tout voir du haut ... ... et alors c'était une navette pour que des enfants ... et sur les rails des côtés comme ça, c'était une autre attraction, c'était l'apesentaria, et là ils étaient dans une petite navette qui faisait le petit tour là, comme vous voyez, et ils avaient des flingues, ils devaient flingués les panneaux là et après ça calculait les points, et ils savaient s'ils gagnaient, ils gagnaient des gadgets pour recommencer des activités en fait ..."
"on peut le remettre en marche là ?"
"non, non ... on l'a essayé mais ... "
"vous avez trouvé des images " [coupure]

" ... ils ont jamais pu prendre des photos, car c'était tellement ... c'était ouvert et trois jours après , ça a fermé, tout le monde dehors et vous n'avez plus le droit d'entrer, que c'était un chantier qui a durer deux, trois ans ; donc ils n'ont pas eu le temps, pour eux ils pensaient le lendemain pouvoir y retourner ... donc eh pour vous dégoutter en fait cette cage, tout ce centre, c'est l'ancien théâtre à l'italienne ... vous avez la scène là, c'était par là, et toute la montée c'étaient les gradins, avec eh des courcives sur les côtés machin, enfin, un vrai théâtre italienne. voilà ..."

[ ... ]

"C'est vrai que ça n'a pas l'air très safe, quoi..."
"Au fait, on faisait une performance pendant eh vingt-quatre heures où on avait invité dix réalisateurs et devraient tourner, monter un film en vingt-quatre heures. Alors ils étaient par équipes de deux, ils avaient un comédien avec eux, et ils faisaient leur film en vingt-quatre heures. Et là on avait tout, des mecs qui voulaient de la fumée, mais ils ont mis de la fumée partout, l'ensemble de truc c'était que de la fumée, on ne voyait mÍme pas à deux centimètres, et il y a un mec qui s'est pendu avec des cordes, qu'on a du descendre de ça. Parce qu'on avait dix équipes à gérer, quoi, et on ne pouvait pas tout le temps regarder, et c'était les plus vieux quoi, qui organisaient ça, des, des personnes d'un certain âge déjà... [ ... ] Avec ce lieu ils le voient à la destruction, donc y en avait qui se sont mis à taper sur la tÍte de l'inspecteur Gadget ..."

[ ... ]

"Là c'était pour recharger les cartes ... Attendez deux secondes, on va entrer par quatre ... Je vous explique le principe, c'est que le décor pouvait pivoter, et change complètement le décor en rien qu'en pivotant autour de, de, de la salle, quoi. Donc, derrière on arrive à voir un autre décor. Tout ... les décors ils pivotaient, ils tournaient et ça changeait carrément... de l'endroit là, mais dans une salle de classe, ou je ne sais pas quoi là..."

[ ... ]

"Et ici c'était l'arrivée de la navette en fait..."

[ ... ]

"Chaque salle est une attraction à réaliser et uh à trouver, et si tu ne la trouve pas, tu ne passes pas dans l'attraction suivante ; tu dégages par une porte de secours. Il fallait que tu la gagnes, quoi. Et donc c'était par deux, donc t'en avais un comme ça qui, qui avait le droit d'aller comme ça et comme ça et un qui avait le droit d'aller comme ça et comme ça. Et là ça s'ouvrait, et après il y avait un, un chemin quoi, audiovisuel. Il y avait un écran ..."

[ ... ]

"C'est Jean-Michel Jarre ça..."
"Voilà..."

[ ... ]

"C'est quoi qu'il y a dedans, uh...?"
"Il y avait des harmonicas, il y avait des petits objets qui, a mon avis, devrait Ítre projetés ..."

[ ... ]

"Là il y avait un robot avec un laser ... et encore un truc de laser ... et les autres qui arrivaient là, avaient le droit d'aller plus eh bas."
"Et il y avait des grands toboggans qui arrivaient à la magasin en bas..."

[ ... ]

"Et l'autre salle, c'est la dernière salle. C'est Barbie..."



[ Read more about La Gaité Lyrique ... in 2018, that is fifteen years from here ... ]

Did a 'live chronicle' on sunday, around lunchtime, about forty minutes long. I started with some early eighty cassette recordings (recordplayer's needle scractching on and on in a vinyl record's end groove - well, guess most of you will know how that sounds :) - endlessly turning, some fooling around on the untuned piano in my old room at my mother's), then moved along large chunkssss of recordings made during a family day trip last august to the Dutch outdoor amusement park De Efteling as a sonic canvas, say, on which I played twice the full 1994 French Reader's Digest promo cassette (parts of which you might know from the Sound Chronicles track GrandTirage), once at normal speed, once on 'fast playback', which against the gradually developing 'amusement park sounds' stream provided for a surprising shift in perspective.

Placard program

On top I improvised fill-in sounds and patterns using the AM radio function of an old and partly broken Sony WM-F46 stereo radio/walkman as well as the cassette function of that same machine, playing (using the three different possible speeds of playback) a recording of the last fifteen minutes of Wagner's 'Rheingold' (Boulez). I also used kind of an electronic beepy thing, which upon touch produces - sequentially - some seven distinct electro signals, and that I broke out of a MacDonald's Happy Meal toy.

The amusement park then gives way to the mono cassette recording of the crying of thousands of seagulls on their breeding-grounds at Ameland, made during may's stay on the island. Which is a fascinating recording in its own right, with a very peculiar texture, having a certain unearthy roughness ...
Finally the real life birds are replaced by the artificial fly of stereo01 and a couple of random 'etudes', played by a Commodore64(-emulator).

MacDo[rarhei]_mi ('ra' for 'radio', 'rhei' for 'Rheingold').

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